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Home Le liturgiste Les "quatre articles" liturgiques de 1830
Les Quatre Articles PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Dimanche, 02 Mars 2008 22:20

PROSPER Guéranger fut, dès sa sortie du séminaire, attaché à sa Grandeur Monseigneur l’évêque du Mans, comme secrétaire particulier. Monseigneur Claude de la Myre Mory affectionnait beaucoup le jeune sous-diacre, alors âgé de vingt et un ans. Il le nomma chanoine honoraire de sa Cathédrale immédiatement après son ordination sacerdotale, en 1827. Sur ces entrefaites l’évêque se démit de son siège, pour raison de santé. Le dévoué secrétaire, accepta, sur l’invitation de la famille, de suivre le prélat dans sa retraite à Paris. L’abbé Guéranger poursuivit ses études dans la capitale avec une nouvelle ardeur. il étudie afin de connaître et d’aimer toujours davantage la sainte Eglise. ll recherche avec amour ce qu’on a dit, ce qu’on a enseigné dans l’antiquité. La Tradition, tel est l’instrument à l’aide duquel il aspire à défendre les doctrines romaines. Ce jeune prêtre compte au plus vingt-cinq ans et il songe à entreprendre pour la défense de l’immortelle Epouse du Christ un vaste ouvrage historico-dogmatique.

Or ce fut pour se distraire de cet important travail que Prosper Guéranger écrivit, en 1830, les premiers articles qui ouvrent la série de ces mélanges. Il y traite la question liturgique. On ne lira pas sans étonnement ces pages où se révèle déjà celui que Pie IX nommait le restaurateur de la liturgie romaine en notre pays. D’un bond le débutant devient maître. Ce jeune prêtre avait rencontré le terrain que lui destinait la divine Providence. C’est avec le plus profond respect que nous avons recueilli ces premiers enseignements, donnés à une époque où les liturgies nouvelles avaient envahi la France entière. Cette parole fut la semence qui devait produire, du vivant même de l’auteur, des fruits merveilleux. Encore quarante-cinq ans de prières, de veilles, de labeurs et de luttes, & nous entendrons le Vicaire de Jésus-Christ déclarer sur la tombe de l’Abbé de Solesmes que ce vaillant défenseur de la vérité a bien conduit l’entreprise, et que c’est à ses écrits et en même temps à sa constance et à son habileté singulière, plus qu’à toute autre influence, qu’on doit d’avoir vu, avant sa mort, tous Ies diocèses de France embrasser les rites de l’Église romaine[1].



[1] Bref Ecclesiasticis viris, 19 mars 1875.

Mise à jour le Jeudi, 24 Avril 2008 13:18
 

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